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fonctions fondamentales du parlement comprennent la représentation
de la société dans les allées du pouvoir,
la promulgation de lois et la supervision de l'exécutif.
Certains parlements agissent parfois comme des collèges
électoraux qui mettent des gouvernements au pouvoir tandis
que d'autres ont un rôle dans l'échec du pouvoir
exécutif à travers la destitution, les votes de
non-confiance ou les motions de censure. D'autres parlements agissent
également comme places d'internement pour l'unité
nationale surtout dans les situations où il existe de profondes
divergences ethniques, religieuses, linguistiques ou géographiques.
Les parlements remplissent ces fonctions de différentes
manières et c'est pour cela qu'il est nécessaire
de partager expériences et pratiques exemplaires par des
contacts fréquents. Ce type de contact sur une base régulière
est communément appelé « réseautage
».
Par ce site Web, nous souhaitons présenter un réseau
parlementaire qui existe maintenant depuis quelques six années.
L'APNAC est un réseau non partisan de parlementaires africains
dont les membres sont unis par leur dévotion au renforcement
de l'institution du parlement dans la lutte contre la corruption.
L'APNAC a été créé à Kampala
(Ouganda) en 1999 par trente parlementaires représentant
dix parlements africains : le Bénin, l'Éthiopie,
le Ghana, le Kenya, le Malawi, le Mozambique, la Tanzanie, l'Afrique
du Sud, l'Ouganda et le Zimbabwe. Ils étaient réunis
dans le cadre d'un séminaire sur « Le parlement et
la bonne gouvernance : vers un nouveau programme pour le contrôle
de la corruption en Afrique ». L'atelier était organisé
par le Centre parlementaire d'Ottawa (Canada) en collaboration
avec le Parlement de l'Ouganda et facilité par la Banque
mondiale. Les participants ont reconnu la grande importance de
rassembler des parlementaires africains pour s'échanger
des informations, des expériences et des leçons
apprises dans le cadre du renforcement des parlements dans la
lutte contre la corruption. Pour ce faire, ils ont mis sur pied
le Réseau des parlementaires africains contre la corruption
(APNAC), dont les objectifs sont :
· Renforcer l'engagement et les capacités des
parlements à exercer leur rôle de supervision,
en particulier des questions financières;
· Échanger des informations sur les leçons
apprises et les pratiques exemplaires;
· Mener des projets spécifiques pour contrôler
la corruption;
· Collaborer avec des organisations de la société
civile qui partagent les mêmes objectifs; et
· Formuler des stratégies pour lutter contre
la corruption.
L'APNAC compte un comité de coordination de dix membres
élu pour une période de 2 ans. Le siège de
l'APNAC se situe à Kampala (Ouganda), mais son secrétariat
est temporairement basé au Centre parlementaire d'Ottawa.
À ce jour, l'APNAC compte des sections nationales dans
les parlements des pays suivants : Bénin, Burkina Faso,
Tchad, République démocratique du Congo, Kenya,
Mali, Niger, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Tanzanie,
Ouganda, Zambie et Zimbabwe. Le but de l'APNAC est d'avoir des
sections dans tous les pays de l'Afrique sub-saharienne.
La leçon qui peut être tirée de l'APNAC est
que l'existence d'autres réseaux est possible. Il est possible
de former un réseau réunissant des comités
parlementaires spécifiques ou une fonction parlementaire
spécifique. En effet, le parlement ougandais a un caucus
sur la sécurité alimentaire et un autre sur les
jeunes parlementaires. Il est possible de créer des réseaux
de ce type ou autour d'autres centres d'intérêt des
parlementaires. Nous encourageons donc les parlementaires à
rejoindre l'APNAC et également à former d'autres
réseaux.
Utilisons efficacement l'APNAC pour nous enrichir intellectuellement
en partageons nos expériences, nos informations et les
nouvelles concernant nos activités respectives.
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